Le printemps arabe en marche
Le printemps arabe est en marche. Marchons avec lui.

Thèmes

age argent article background bébé belle blog création démoctie dieu écran femme

Rechercher
Derniers commentaires Articles les plus lus

· Ni dieu ni maître, ni soutien à Ben Brik (karim sarroub)
· Pourquoi le monde arabe n’est pas libre (karim sarroub)
· Le « printemps arabe » avec des films et quelques polémiques
· La religion sera absente de la Constitution tunisienne ?
· Nadia El Féni change le titre de son film

· La victoire d'Ennahdha en Tunisie
· Colère et douleur pour les martyrs de la révolution

Voir plus 

Blogs et sites préférés

· Ass. Tunisienne des Femmes Démocrates
· Jeunes Démocrates Tunisiens


Statistiques

Date de création : 03.10.2011
Dernière mise à jour : 21.11.2011
7articles


Colère et douleur pour les martyrs de la révolution

Publié le 21/11/2011 à 01:42 par printempsarabeenmarche Tags : image gif femme background article mort femmes photo belle enfants musique monde bébé poésie png

 

"Nous n'avons pas fait le deuil de nos enfants!" crie une femme en sanglots, le portrait de son fils sous le bras. La tension, la colère et la douleur ont pris le dessus dimanche lors d'une cérémonie à Tunis à la gloire des "martyrs de la révolution". | Fethi Belaid

Zoom1/3

"Nous n'avons pas fait le deuil de nos enfants!" crie une femme en sanglots, le portrait de son fils sous le bras. La tension, la colère et la douleur ont pris le dessus dimanche lors d'une cérémonie à Tunis à la gloire des "martyrs de la révolution".
Les proches, les veuves et les enfants des "martyrs" veulent "connaître la vérité sur les assassins". Parmi eux se trouve Manoubia, la mère de Mohammed Bouazizi, le vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid (centre-ouest), et dont le geste a déclenché l'insurrection qui a fait fuir Ben Ali le 14 janvier.
Un désordre chaotique a fait place à la cérémonie organisée par l'Instance électorale indépendante (Isie) en présence de représentants politiques et d'artistes. Protestations et cris ont étouffé la musique et la poésie prévues au programme.
"L'expression de la souffrance que je viens d'entendre est la plus belle des musiques", lance le poète Seghaier Ouled Ahmed, quittant les lieux, où il devait déclamer ses vers avec l'Egyptien Ahmed Foued Nejm.
Un grand drapeau tunisien avec les noms de martyrs inscrits dessus avait été installé sous la coupole du stade El Menzah.
Mais la tribune a rapidement été envahie par les proches de "martyrs" qui ont laissé éclater leur colère dès les premiers mots du président de l'Isie, Kamel Jendoubi.
Amenés par bus de Sidi Bouzid, du Kef, de Kasserine et d'autres villes de l'intérieur, les parents de morts devaient se faire remettre des blasons avec l'inscription: "En hommage aux martyrs de la révolution, l'Isie décerne ce blason à la famille de ...".
"Comment peut-on nous inviter à faire la fête lorsque nous n'avons pas fait notre deuil", s'étonne Sihem Jeffel, 37 ans, dont le mari Tahar a été abattu sous ses yeux le 13 janvier dans un quartier proche du Palais présidentiel de Carthage.
La jeune femme serre sontre elle Mohamed Taha, son bébé aux yeux bleus né trois mois après la mort de son père. "Je suis ici pour lui et pour mes deux autres enfants".
Selon un décompte de l'ONU, 300 Tunisiens ont été tués et 700 blessés durant le soulèvement de décembre-janvier.
"Nos blessures ne se fermeront pas tant que les assassins de nos enfants ne seront pas connus et punis", affirme Hayet Laroussi, 30 ans, au milieu de femmes agglutinées autour du président de l'Isie ne sachant plus où donner de la tête à vouloir calmer les uns et les autres.
"Mon mari et son frère ont été abattus dans le dos et dans la poitrine devant notre maison le 16 janvier à 02H00 du matin", se souvient cette diplômée sans emploi. "La scène ne m'a plus quittée", dit-elle en s'étranglant d'émotion.
"Nous avons droit à la vérité, je ne renoncerai jamais", sanglote une mère de trois enfants.
"Merci à M. Jendoubi, rendre hommage à nos martyrs est un bon geste", tempère toutefois la mère de Bouazizi.
Pour une autre mère endeuillée, "les familles ont en ras le bol, les gens n'ont pas compris le sens de cet hommage, M. Jendoubi a essuyé la colère mais il n'y est pour rien", raisonne-t-elle.
"C'est de l'Assemblée constituante que nous devons exiger la vérité sur le sang versé de nos martyrs", ajoute cette femme de Kabaria, un des quartiers les plus pauvres au sud de Tunis.
Sur un stand traînent toujours une centaine de coffrets contenant des blasons qui n'ont pas trouvé preneurs.


La religion sera absente de la Constitution tunisienne ?

Publié le 05/11/2011 à 21:40 par printempsarabeenmarche Tags : religion tunisie démoctie vie femmes homme monde mode société paysage islam
La religion sera absente de la Constitution tunisienne ?

La religion sera absente de la nouvelle Constitution tunisienne qui accordera en revanche une place importante aux questions des droits de l'homme, de la démocratie et de l'économie de marché, assure le parti islamiste Ennahda qui a remporté les premières élections libres du pays. Le gouvernement, dont la composition devrait être dévoilée la semaine prochaine, n'introduira pas le principe de la charia ni d'autres principes islamiques susceptibles de rogner sur le caractère laïque de la Constitution en vigueur lorsque l'ancien président Zine ben Ali a été chassé du pouvoir par la rue en janvier.

"Nous ne voulons pas imposer un style de vie particulier", déclare le responsable d'Ennahda, Rachid Ghannouchi, exilé à Londres pendant plus de vingt ans. Depuis la large victoire de son parti réputé modéré aux élections constituantes du 23 octobre, certains soupçonnent Ennahda de vouloir imposer une application stricte des principes religieux à une société tunisienne habituée depuis la décolonisation à un mode de vie libéral.

"Il s'agit juste de la description de la réalité"

La première tâche de l'Assemblée nouvellement élue, chargée de rédiger la Constitution, sera donc avant tout de rassurer les Tunisiens et les investisseurs étrangers, indispensables à la relance de l'économie, estiment analystes et observateurs. Avant même le début des discussions sur la Constitution, tous les partis politiques du pays sont convenus de conserver le premier article de l'actuelle loi fondamentale, qui déclare que l'islam est la religion et l'arabe la langue officielle du pays.

"Il s'agit juste de la description de la réalité", explique Ghannouchi. "Cela n'a aucune implication légale." "Il n'y aura pas d'autres références à la religion dans la Constitution. Nous voulons accorder la liberté à l'ensemble du pays", poursuit le chef de file d'Ennahda, qui ne jouera aucun rôle dans le nouveau gouvernement. La nouvelle Constitution devrait entrer en vigueur d'ici un an.

Aucune promotion de la religion

Publiés dans les années 1980-1990, les écrits de Ghannouchi ont inspiré le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en Turquie, qui applique un subtil mélange entre démocratie et islam. Ghannouchi affirme également que les 22 années passées en exil lui ont permis de constater l'importance de la société civile. Comme la Turquie, la Tunisie a connu des décennies de dictature laïque avant d'évoluer vers un régime démocratique dans lequel les islamistes modérés se sont imposés dans le paysage politique.

 

"La loi par elle-même ne change pas la réalité", lance Ghannouchi, interrogé au siège de son parti. "Il ne devrait pas y avoir de loi qui tente de rendre les gens plus religieux", estime-t-il. Dans la foulée de sa victoire aux élections constituantes, son parti s'est engagé à ne pas interdire l'alcool et les vêtements occidentaux et à poursuivre les politiques économiques en faveur du tourisme, de l'investissement étranger et de l'emploi.

La charia et les lois de l'islam sont un ensemble de valeurs morales individuelles et sociétales et non un code de conduite strict à appliquer au niveau national, dit-il. "L'Égypte dit que la charia est le principal fondement de sa loi mais cela n'a pas empêché l'ancien président déchu Hosni Moubarak de devenir un dictateur."

Probable accord des laïcs

Pour Samir Ben Amor, chef de file du Congrès pour la République (CPR) qui devrait participer au gouvernement de coalition aux côtés d'Ennahda et d'un autre parti laïque, il y a un consensus autour de la référence à l'islam dans le premier article de la Constitution. Ces partis politiques s'accordent également pour renforcer la démocratie en introduisant notamment des références aux conventions internationales des droits de l'homme. "Nous voulons un régime libéral"", dit Ben Amor.

Alors que les partis s'accordent pour défendre les droits des femmes, parmi les plus avancés du monde arabe, Ben Amor se dit toutefois opposé à l'inscription du Code du statut personnel dans la Constitution. "Aucune Constution au monde n'a ça", note-t-il. Ces droits seront protégés par la législation, argue-t-il. Le principal point d'achoppement porte sur le type de régime politique. Ghannouchi a une préférence pour le système parlementaire quand les autres partis politiques soutiennent un système à la française, avec un pouvoir partagé entre un président élu au suffrage universel direct et un parlement.

"Le système parlementaire peut entraîner une instabilité politique, et sortant tout juste d'une dictature, nous pensons que nous ne pouvons pas courir ce risque", explique Ben Amor. Pour Radouan Mamoudi, directeur du Centre pour l'étude de l'islam et de la démocratie, basé à Washington, les élections d'octobre ont montré que le pays avait opté pour une "révolution évolutionnaire" sans changements radicaux. "Les Tunisiens sont d'accord sur presque tout, note-t-il. Ils veulent garder leur identité arabe et musulmane sans vivre dans une théocratie. Je pense que la Tunisie peut ouvrir la voie dans le monde arabe en construisant une véritable démocratie pleinement compatible avec l'islam."

La victoire d'Ennahdha en Tunisie

Publié le 29/10/2011 à 22:43 par printempsarabeenmarche Tags : fille société femme vie travail monde argent mode lecture islam

La victoire d'Ennahdha est-elle une défaite pour le pays ? Les Tunisiens et les Tunisiennes ont vécu, en ce 23 octobre, un moment historique et inédit : celui de leurs premières élections libres, démocratiques et transparentes. Ils ont voté dans le calme, avec la fierté manifeste d'appartenir à la Tunisie post révolutionnaire. Ils n'ont vibré que pour l'événement présent, l'instant électoral, ne se préoccupant que de l'essentiel : la victoire de tout un peuple. Les manifestations de joie pour les uns, ou les craintes pour les autres, étaient mises en sourdine, donnant libre cours à l'expression d'une émotion réelle, tellement forte et communicative que les plus sensibles parmi nous en avait la gorge serrée et les larmes aux yeux. Grâce à cette mémorable journée, le niveau d'exigence démocratique est désormais haut placé, à tel point que tout ce qui serait en deçà deviendrait source de conflit et de confrontation soutenue. Tout retour en arrière, dans ce domaine, sera très difficile ou aura un coût très élevé. Ennahdha n'est pas majoritaire dans le pays.
















Le verdict des urnes n'est pas contesté, malgré quelques irrégularités insignifiantes ici ou là. Que les élus trouvent ici toutes nos félicitations et nos voeux de réussite. Ce vote donne la première place, en voix et en sièges, au parti Ennahdha, loin devant les autres formations. Faut-il s'en inquiéter, et redouter une défaite pour la Tunisie ? Pas nécessairement, puisque le score peut être lu de deux façons : «ce parti n'a obtenu que 35 ou 40 % des voix environ, malgré l'instrumentalisation du fait religieux par ses partisans» ; ou bien «60 à 65 % des électeurs ont voté contre lui». Ce qui relativise ce succès. Cette double lecture peut se justifier eu égard à l'intensité du clivage «pour ou contre Ennahdha» qui a caractérisé la campagne électorale. Il revient maintenant aux dirigeants de ce parti de clarifier leurs réelles intentions et de rassurer le pays.


Aujourd'hui, le parti Ennahdha accède au pouvoir, sans majorité absolue à l'Assemblée. Et c'est tant mieux ! Ses dirigeants auront à exercer le pouvoir, en ayant besoin d'alliés et avec l'obligation de toujours expliquer et de justifier leurs propositions ou décisions. Ils devront répondre, en toute circonstance, de leurs actes. Ce sera l'heure de vérité pour eux et pour les Tunisiens, qui connaîtront enfin leur vrai projet. Ou bien, ils seront rassurants, en confirmant par leurs attitudes et leurs actes leurs engagements de la campagne électorale, ou bien, grisés par le pouvoir, ils profiteront de leur nouvelle situation pour tenter de recycler quelques anciennes idées du MTI ou de créer les conditions d'une confiscation durable du pouvoir, risquant ainsi d'entraîner le pays vers l'inconnu, sinon vers un nouveau système dictatorial. Ennahda, le nouveau RCD, les Tunisiens n'en veulent pas. Il n'y a plus d'espace maintenant pour l'ambiguïté, toujours génératrice de suspicion et de procès d'intention. Les provocations permanentes, pénibles et fatigantes de M. Ghannouchi doivent cesser, c'est là une des exigences de l'action démocratique.

Des élus inexpérimentés

Pour la plupart d'entre eux, les responsables en vue d'Ennahdha viennent de prison, de l'exil, ou de l'ombre. Manquant sans doute d'expérience, Ils auront à découvrir l'envers du décor, et feront face à de nouvelles situations : le pouvoir et ses fastes, ses difficultés et le poids des responsabilités, l'argent et les tentations, le chômage et l'insécurité, l'ampleur des problèmes des gens et l'urgence des solutions à y apporter, la flatterie et l'allégeance des opportunistes, les traités internationaux et les velléités d'ingérence de puissances étrangères, etc. Ils prendront aussi conscience de la réalité de toutes les composantes de notre société. S'ils connaissent bien une partie de la société tunisienne, celle de leurs partisans et de leurs électeurs, ils n'ont pour l'instant aucun relais dans l'administration de l'État, et peu de partisans aussi bien au sein de l'élite du pays (qu'elle soit financière, culturelle, intellectuelle et artistique) que parmi les défavorisés des régions de l'intérieur (qui leur ont massivement préféré les candidats de H. Hamdi). Ils ne pourront pas les ignorer, ni porter atteinte à leurs intérêts sans mettre gravement en danger le pays, et sans doute plus important pour eux, leur nouveau pouvoir encore fragile.

Une ligne modérée victorieuse mais fragile

Venons-en aux faits. Les dirigeants actuels d'Ennahdha sont aujourd'hui victorieux. Ils ont réussi à imposer leur vision à leur base, plutôt conservatrice et tentée par la radicalité, et facilement influençable par les prêches de leurs frères-ennemis, barbus et fanatisés. Ils se sont engagés à respecter les libertés individuelles et collectives et la démocratie, y compris les contre-pouvoirs et le principe de l'alternance. Ils ne voudront pas toucher aux acquis de la société tunisienne, principalement le code du statut personnel et les droits de la femme, ainsi que le régime républicain et ses valeurs fondamentales. Ils affirment ne pas vouloir détruire notre modèle de société, ni le mode de vie de chacun d'entre nous. Ils ne militent ni pour la chariâ, ni pour le califat. Tout cela va dans le bon sens. Mais quel est leur vrai pouvoir au sein de leur mouvement ? Leur ligne ayant gagné, ils sont devenus inébranlables pour l'instant. Mais qu'en sera-t-il demain, quand, confrontés aux premières difficultés, notamment économiques, leur base ou leurs doctrinaires radicaux exigeront d'eux d'être plus énergiques, et d'arrêter les compromis ? La direction aura-t-elle toujours le dessus ? Pourra-t-elle combattre ses propres fanatiques, quand bien même le voudrait-elle ? C'est à eux de répondre, et c'est à nous de demeurer vigilants, et de ne pas cesser le combat.

Etre au service des Tunisiens et rien d'autre

Ce qu'il leur est demandé, c'est d'être des Tunisiens au service des Tunisiens. S'ils se réclament de l'Islam, cela doit être celui de nos ancêtres, et pas le wahabisme des émirs d'Arabie. Qu'ils ne lorgnent pas vers l'étranger, pour nous importer des modèles ou des clichés de sociétés en difficulté ou en détresse, ou simplement figées, que ce soit du côté de l'Iran ou de l'Afghanistan, du Soudan ou des pays du Golfe, ou encore de la Somalie ou plus près de nous de la Libye. Qu'ils s'inspirent réellement de l'AKP turc, dans les actes tout autant que dans les discours. Ce qui nous importe, ce sont les résultats immédiats de leur politique et ses effets ultérieurs. Ne leur demandons pas plus, c'est déjà assez. Il sera possible pour nous tous d'agir et d'interagir dans le même espace, à l'abri des menaces des despotes, et des tenants de l'extrémisme et de la terreur. Il leur revient dans l'immédiat de veiller à la protection des citoyens et des citoyennes et de leurs libertés contre les assauts hostiles et répétés de la part des extrémistes religieux, dont certains ont voté pour eux. Peut-être alors réussirions-nous ensemble, pour le bien des Tunisiens et le développement de la Tunisie. Mais rien n'est encore acquis. On en saura plus durant les prochains mois.

Vigilance permanente

Mais, qu'ils sachent que s'ils renient leurs engagements, pris lors de la campagne électorale, et qu'ils nous sortent un plan B qui aurait la faveur de leur base radicale ou de leurs alliés traditionnels dans le monde arabe et dans les pays anglo-saxons, alors ils trouveront en face d'eux une société tunisienne, mûre et responsable, consciente de ses intérêts et de sa force, pacifique mais déterminée, fraternelle mais combattive, et qui sera capable de rejeter ce dont elle ne veut pas. Vigilante en permanence, elle s'opposera à toute velléité de glissement vers un nouveau système totalitaire. Sans doute, le 23 octobre aura été aussi pour elle un vaccin utile, qui l'aidera à lutter contre tout danger de nouvelle dictature. La dignité retrouvée est un puissant stimulant, et la Tunisie y trouvera dorénavant le souffle et la force nécessaires pour faire échec aux usurpateurs de révolution.

Dans tous les cas de figure, le combat politique continue pour toutes les forces modernistes et démocratiques, afin d'occuper le plus d'espace dans le futur champ politique, en tirant les conclusions des erreurs commises ces derniers mois. Il suivra deux axes, au sein de structures unitaires et efficaces, à réorganiser ou à créer. Le premier axe concerne la rédaction de la nouvelle Constitution, qui, bien évidemment, incombe aux membres de la nouvelle Assemblée. Mais les forces politiques, organisées dans des partis représentatifs ou appartenant à la société civile devront maintenir une présence active partout où cela est possible pour prêter main-forte aux élus de la nouvelle Assemblée, ou pour faire pression sur eux s'ils s'éloignent trop de leur mission, ou s'il s'avère qu'existe un risque d'enlisement ou une tentation de faire durer les travaux au-delà du raisonnable. Le deuxième travail commencera par le débat d'idées qui n'a pas pu avoir lieu durant ces derniers mois de campagne électorale, et portera sur l'élaboration de programmes politiques en vue des prochaines échéances électorales. L'objectif est de maintenir la mobilisation de l'ensemble des forces politiques, de se réorganiser au plus vite de façon unitaire, de demeurer vigilant pour ainsi, peut-être, éviter la défaite à notre Tunisie bien-aimée.

Abdellatif Ghorbal

Nadia El Féni change le titre de son film

Publié le 05/10/2011 à 00:45 par printempsarabeenmarche Tags : image background film dieu tunisie gif news internet
Tunisie - Après la polémique de "Ni Dieu, ni maître", Nadia El Féni change le titre de son film
gif); background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-color: initial; padding-left: 20px; font: normal normal normal 10px/normal Arial; background-position: 0% 50%; background-repeat: no-repeat no-repeat;">29 JUIN 2011

Business News -
Suite à la grande polémique et à la mauvaise interprétation du titre de son dernier film, la réalisatrice tunisienne Nadia El Féni a décidé de changer ce titre optant pour « Laïcité, inch’Allah », au lieu de « Ni Dieu, ni maître ». 
Nadia El Féni se défend d’avoir attaqué ou voulu attaquer l’islam en optant pour le titre (fort philosophique) « Ni Dieu, ni maître », mais pour elle « il n'est pas question que certains continuent à dire et prétendre, uniquement sur la base du titre, que "j'attaque l'Islam", et d'autres se sentent offensés et préfèrent ne pas voir le film », dit-elle. 
Violemment agressée sur internet et par certains médias, Nadia El Féni n’a rien d’une amatrice ou d’une néo-révolutionnaire comme le disent quelques uns. 
Son film « Bédouin Hacker », sorti il y a onze ans déjà, est la preuve même du militantisme de cette réalisatrice. Ce film a été le premier en Tunisie (et quasiment l’unique) à parler de l’internet, de la censure, des libertés et des endroits reculés dans le pays. Mais ça, les néo-révolutionnaires ne le savent pas…

 

Pourquoi le monde arabe n’est pas libre (karim sarroub)

La légitimité du pouvoir politique puisé dans la religion au Moyen-Orient. Sa structure, ainsi que la subordination de l’écriture à des fins de prestige et d’exploitation. Des peuples. 

Voilà (à peu près) le thème de ce brillant essai publié d’abord en arabe, en Egypte, dans la discrétion (médiatique) totale, puis en anglais, et enfin en français aux éd. Denoel : « Pourquoi le monde arabe n’est pas libre. »

Son auteur : Moustapha Safouan, lacanien de la première heure, que normalement on ne présente plus. Mais je vais le présenter, même brièvement, car j’enrage de voir à quel point sur Wikipediasa fiche est à néant : vide et elle ne contient rien. Alors que celle de cet illuminé de Tariq Ramadan fait plusieurs pages.

Moustapha Safwan (dit Safouan) est né en Egypte (Alexandrie), le 17 mai 1921. Il vit aujourd’hui à Paris. Un des premiers fidèles de Jacques Lacan, c’est en 1949 qu’il le rencontre et commence son travail avec lui comme analyste de contrôle. 


Quelques-uns de ses ouvrages :

- Jacques Lacan et la question de la formation des analystes ;

- Le Transfert et le Désir de l’analyste ;

- La Sexualité féminine dans la doctrine freudienne ;

- La Parole ou la Mort ;

- L’Inconscient et son Scribe ;

- L’Echec du principe du plaisir ;

- Malaise dans la psychanalyse : le tiers dans l’institution et l’analyse de contrôle ;

- Dix conférences sur la psychanalyse.



Pourquoi donc le monde arabe n’est pas libre, à votre avis ? En ce moment, on a beaucoup glosé sur l’incapacité ou la difficulté du musulman à respecter les lois de la République, tergiversé ici ou là sur l’incompatibilité de l’islam avec la démocratie. Ce qui n’est pas faux. Le monde arabe n’est pas libre à cause de la façon dont les gouvernements usent de la politique, au nez et à la barbe des populations qui voient pourtant, à la télé, sur internet, à la radio, au cinéma, dans les journaux, qu’elle existe bel et bien ailleurs, cette foutue politique, et qu’elle y est pratiquée différemment. 

Désormais, il faut ajouter que c’est la politique elle-même qui est incompatible, contradictoire, cruelle, dans les pays arabes, quand on voit ce qu’on en fait. Car elle est gangrenée de l’intérieur par le religieux. Pour aborder la question du terrorisme islamique, l’auteur nous rappelle que le Coran est la parole de Dieu présentée sous la forme d’un texte et, comme tel, il ne peut pas, comme Platon l’a dit, répondre aux questions. Il ne peut pas échapper, non plus, aux conflits des interprétations. C’est bien parce que le Coran ne dit rien sur l’autorité politique et sur les moyens de gouverner que chacun fait sa petite loi, du truand qui s’autoproclame « émir » jusqu’au Cheikhqui vous explique gentiment (en images dans la note du 28/06/08) la supériorité intellectuelle, naturelle et évidente, de l’homme sur la femme, parce qu’Allah les a créés chacun selon leur propre nature. Puis le Cheickh (un Saoudien) fait des dessins sur un écran d’ordinateur pour expliquer tout ça.

Pas de politique sans religion dans les pays arabes. Si vous en connaissez un, je suis preneur et je déménage dès demain. L’une ne va pas sans l’autre, que ce soit au Moyen-Orient ou au Maghreb. Depuis la nuit des temps, et pas seulement pour les Arabes, les politiciens ont usé et abusé de la religion pour asseoir leur légitimité. Le problème avec l’islam, c’est que ça continue encore aujourd’hui, contrairement aux autres religions.

C’est au commencement qu’il faut aller inspecter la chose : il n’y a jamais eu la moindre référence à la politique, que ce soit dans le Coran ou dans les paroles du Prophète, d’où tout ce désordre. Le résultat : tout repose sur la corruption, la répression, la censure et la tendance naturelle des États à assujettir leur propre population, en se servant de la religion ou, sous prétexte de combattre le terrorisme islamique, comme on le voit en Tunisie, la plus grande prison d’Afrique (seulement pour le Tunisien.) 

Confusion du politique et du religieux, confiscation de la langue par le pouvoir : telles sont les clés de cette paralysie générale dans les pays arabes que Moustapha Safouan démontre merveilleusement bien en se basant aussi sur la langue. Pour lui, la traduction dans la langue populaire des textes sacrés de l’islam apparaît du coup comme une question décisive pour l’évolution du monde arabe. Espérons-le.

Soyons clairs une dernière fois : la cause, elle est dans l’appareil étatique dans les pays arabes, et non dans le Coran lui-même, qui pourrait se lire comme n’importe quel livre de poésie. Tant que la politique repose sur des interprétations hallucinantes du Coran, et tant que ce dernier s’immisce dans les institutions des pays et dans la vie des gens, la démocratie fera toujours défaut aux Arabes et aux musulmans.

Cet article a été écrit par Karim Sarroub à cette adresse :

Pourquoi le Monde arabe n'est pas libre

Ni dieu ni maître, ni soutien à Ben Brik (karim sarroub)

Publié le 08/09/2011 à 15:08 par printempsarabeenmarche Tags : tunisie taoufik ben brik karim sarroub printemps arabe révolte image blog femme background article nuit vie femmes mort dieu poésie

Avant la campagne présidentielle tunisienne d’octobre 2009, on le croyait mort et enterré. Ou pire : quelque part dans un ministère, ou directeur d’un centre culturel à Paris, après quelques leçons sur la démocratie reçues de la part du dictateur tunisien Ben Ali, de véritables leçons qu’il aurait ingurgitées et apprises par cœur. Où est passé Taoufik Ben Brik, l’ennemi public numéro un de Ben Ali, l’Arlequin insaisissable, le poète maudit ? Il était en train de se battre, à mains nues, dans les rues de Tunis.

Il gambade, soûl de rage, lance ses poings devant lui, donne des coups de pieds, des claques, marque soudain un temps d’arrêt devant le portrait du dictateur tunisien comme quelqu’un qui se rappelle de quelque chose, puis jette ses deux chaussures à la face de Ben Ali, le visage déformé par la colère. Autour de lui, personne. C’est la fin de la nuit. Les rues de Tunis sont vides.

Ce Don Quichotte des temps modernes n’a pas baissé les bras. Plutôt crever. Il continue à se battre, le maquisard. C’est lui qui a contraint le dictateur Ben Ali à mettre un genou par terre. Et depuis, il dit ce qu’il veut, plus personne n’ose la ramener. Les leçons de démocraties que reçoivent les écrivains algériens de leurs présidents, lui il les connait par cœur. Mais il les a toutes réécrites. Sa profession : guerroyer, pourrir la vie au président tunisien chaque jour que dieu fait. Ses armes : les mots. Il travaille au ministère de la révolte, chef lieu de la poésie. Il y a un poste à vie. Et le 25 octobre 2009, ce Léo Ferré maghrébin s’apprêtait à donner l’assaut : retranché dans son théâtre antique, en plein milieu de la cité punique, il préparait l’invasion de Carthage, sous les youyous, pour s’emparer du palais présidentiel, cette forteresse qui n’a connu que deux occupants en 53 ans, avec la bénédiction de l’Elysée et sous l’oeil bienveillant de l’intelligentsia parisienne. Et aujourd’hui, il est en prison. Ni sa femme ni ses avocats ne savent où il est depuis le jour de son procès.

Cinq femmes et cinq hommes de plus comme lui, et tout le Maghreb se démocratisera avant la fin de l’année. Ecrivain, journaliste indépendant, Taoufik Ben Brik vit en Tunisie. Opposant déclaré au régime du président Ben Ali, il suit une grève de la faim durant 42 jours (du 3 avril au 4 mai 2000) pour protester contre les atteintes aux droits de l’homme du régime tunisien. Il faut être fou pour faire une chose pareille depuis la Tunisie. Et il l’est. Convenablement. Plutôt que subir la folie des autres, autant vivre pleinement la sienne. Et ça lui réussit. Ben Brik est de ceux qui se sont résignés à devenir fous pour ne pas perdre l’esprit. De ceux qui ne veulent pas avoir les mains sales. Et il a bien raison : quand on veut écrire, il faut avoir la conscience propre.

Cet article a été écrit par Karim Sarroub à cette adresse : 

Ni dieu ni maitre, ni soutien à Taoufik Ben brik

Le « printemps arabe » avec des films et quelques polémiques

Publié le 19/07/2011 à 15:16 par printempsarabeenmarche Tags : film revolte age blog tunis france photos création vie femmes fete lecture société tunisie karim sarroub

C'est le "printemps arabe" à Cannes, mercredi 18 mai. Cette journée en hommage aux révolutions tunisienne et égyptienne - l'Egype est le pays "invité" du Festival - commencera par une table-ronde intitulée "Printemps des peuples et renouveau du cinéma du monde arabe", dont le cinéaste égyptien Yousry Nasrallah est l'invité d'honneur. Les débats seront animés par les réalisateurs Hicham Falah, Nadia El Fani et Reza Serkanian.

Plus tard, plusieurs films sur l'actualité des deux révolutions seront dévoilés : le documentaire tunisien de Mourad Ben Cheikh, Plus jamais peur, réalisé au lendemain du départ de Ben Ali, le 14 janvier, sera présenté en séance spéciale. Au Marché du film, sera projeté Ni Allah Ni Maître !, de Nadia El Fani, un documentaire sur les pratiques laïques en Tunisie. La cinéaste, qui a déclaré à la chaîne Hannibal TV, le 1ermai, qu'elle était personnellement athée, subit des menaces très violentes - une pétition de soutien devrait être rendue publique dans la journée.

Le soir, à 20 heures, la célébration prendra sans doute un tour plus polémique avec la projection d'un film sur le soulèvement égyptien (du 25 janvier au 11 février) : 18 Jours est un film collectif, fait de dix courts métrages signés Yousry Nasrallah, Marwan Hamed, Sherif Arafa, Sherif El-Bendary, Kamla Abou Zikry, Mariam Abou Ouf, Mohamed Ali, Ahmed Alaa, Ahmad Abdallah et Khaled Marei.

Pour de nombreux Egyptiens, la présence de Sherif Arafa et de Marwan Hamed fait désordre, puisque ces deux réalisateurs ont été des proches de Hosni Moubarak, allant jusqu'à réaliser des clips de campagne, pour la présidentielle de 2005 notamment. La présence, au dîner officiel qui suivra la projection, de l'ambassadeur d'Egypte à Paris, Nasser Kamel, suscite aussi l'indignation, et a déclenché une pétition hostile, initiée par le Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien, à Paris. Les signataires dénoncent le fait que Nasser Kamel, "en pleine Révolution, alors que le régime tirait sur les manifestants, s'est épanché dans les médias français pour défendre les "méthodes et moyens normaux en toute démocratie"(...)Par ces euphémismes, il a avec insistance justifié la répression sanguinaire".

Noublog.lemonde.fr/files/2011/05/mourad-ben-cheikh.1305709376.thumbnail.jpg" alt="Le réalisateur tunisien Mourad Ben Cheikh" width="250" height="167" />s publions ci-dessous un entretien avec Mourad Ben Cheikh, réalisateur dePlus jamais peur.

Mourad Ben Cheikh, né en 1964 à Tunis, est réalisateur de documentaires et de fictions -Une saison entre enfer et paradis(2008) -, dont plusieurs ont été sélectionnés aux Journées Cinématographiques de Carthage (JCC). Il a décidé de tourner un documentaire sur le soulèvement tunisien après la chute du régime de Ben Ali, le 14 janvier. Réalisé "dans l'urgence", ce film de 74 minutes a été sélectionné à Cannes et sortira à Tunis le 23 mai. La société Films Boutique s'occupera, elle, des ventes à l'international. Pour Le Monde, le réalisateur raconte le tournage de son film, évoque l'autocensure des réalisateurs ainsi qu'une certaine main mise de l'Occident sur le cinéma tunisien. Après s'être débarrassés de la dictature, les cinéastes tunisiens doivent maintenant se libérer eux-mêmes, dit-il.

Vous n'avez pas pris d'images pendant le soulèvement tunisien, mais seulement après le départ de Ben Ali, le 14 janvier. Comment est venue l'envie de tourner ?

Jusqu'au 14 janvier, je n'ai jamais pris d'images ni de photos. J'ai participé à différentes manifestations, en particulier à celles des artistes où l'on a été maltraités. Le 13 janvier, le soir de la manifestation pro-Ben Ali, j'étais sur l'avenue Bourguiba, où j'habite. Je suis allé les voir les supporters qui criaient "Merci Ben Ali". L'un d'eux était interviewé par une télévision francophone. J'ai lancé aux caméramen : "Mais c'est de la mise en scène !".

Le 14 janvier, le jour de la fuite de Ben Ali, on a manifesté, je me suis retrouvé en première ligne et on a chanté l'hymne national. Là, deux flics ont fondu en larmes. Ce moment a été décisif, c'est le jour le plus important de ma vie. C'est à partir de là que l'idée du documentaire s'est imposé.

Pouvez-vous expliquer la première scène du film, où l'on voit un patient, dans un hôpital psychiatrique, assembler des images de la Révolution ?

Le projet du documentaire s'est bâti autour de l'idée de la peur. Pour comprendre ce que signifie la peur, j'ai interrogé des experts, des médecins. Mais ces interviews n'ont pas trouvé leur place dans le film. Au bout de trois ou quatre jours de tournage dans les rues, je suis allé dans un hôpital psychiatrique qui pratique des séances de thérapie artistique. J'ai donné une série d'images des événements tunisiens à un patient. Ensuite, je l'ai laissé assembler les coupures de presse comme il voulait, sous le regard de la thérapeute. Il n'y avait aucune mise en scène de ma part. Ensuite, mon film suit mes "personnages" après la chute du régime. Tout s'est fait dans l'urgence : comme rarement dans la vie, je pensais à une idée et je la réalisais. Le tournage a eu lieu durant la deuxième moitié du mois de janvier, puis trois jours au début du mois de mars.

Vous n'imaginiez peut-être pas vous retrouver à Cannes aussi vite...

Je n'ai pas eu le temps de ressentir puisque je n'ai pas eu le temps de rêver. Après deux semaines de montage, on a envoyé la copie à Cannes. La sélection officielle était déjà annoncée. Le 28 avril, on a appris que le film était retenu. Le film sortira le 23 mai à Tunis dans trois salles. Il devrait pouvoir être programmé en Egypte, mais il n'est pas sûr qu'on puisse le montrer dans le reste du monde arabe.

Une dictature est tombée, d'innombrables images ont été filmées. Quel sera l'impact sur l'imaginaire des réalisateurs tunisiens ?

Sous l'ère Ben Ali, l'un des problèmes du cinéma tunisien, c'était l'impossibilité de s'affronter à la réalité. Il était très rare de pouvoir en montrer les images. On avait un déficit de connaissance du réel. Cette révolution me remet au diapason de la réalité. Ben Ali a créé un désert politique en asséchant les lieux de création, de lecture, de spectacle. En même temps, pour soigner l'image du pays, les autorités tenaient à ce qu'un film tunisien puisse être sélectionné aux Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), qui ont lieu tous les deux ans. Donc on nous laissait travailler, dans une petite marge... Je ne dirais pas que l'on était confrontés à la censure. Disons plutôt que l'on savait ce qui était défendu : le filtre avait lieu en amont, ce qui a amené les Tunisiens à pratiquer l'autocensure. A côté, il y avait les artistes officiels d'Etat.

Aujourd'hui, nous pouvons jouer librement notre rôle, mais encore faut-il que les cinéastes se "libèrent" par rapport à l'Europe. On a longtemps attendu de nous certains types de films, sur les femmes battues, sur l'islamisme, faute de quoi on n'obtenait pas les coproductions européennes. La France reste notre premier partenaire. Mais si la France n'ouvre pas les yeux et ne nous laisse pas être nous-mêmes, alors le baricentre du monde va se déplacer encore plus au Moyen-Orient.

Source blog.lemonde.fr/2011/05/18/cannes-fete-le-printemps-arabe-avec-des-films-et-quelques-polemiques/" target="_blank">Le Monde.fr




DERNIERS ARTICLES :
Colère et douleur pour les martyrs de la révolution
  "Nous n'avons pas fait le deuil de nos enfants!" crie une femme en sanglots, le portrait de son fils sous le bras. La tension, la colère et la douleur ont pris le dess
La religion sera absente de la Constitution tunisienne ?
La religion sera absente de la nouvelle Constitution tunisienne qui accordera en revanche une place importante aux questions des droits de l'homme, de la démocratie et d
La victoire d'Ennahdha en Tunisie
La victoire d'Ennahdha est-elle une défaite pour le pays ? Les Tunisiens et les Tunisiennes ont vécu, en ce 23 octobre, un moment historique et inédit : celui de leurs pr
Nadia El Féni change le titre de son film
Tunisie - Après la polémique de "Ni Dieu, ni maître", Nadia El Féni change le titre de son film 29 JUIN 2011 Nadia El Féni Business News -Suite à la grande polémique e
Pourquoi le monde arabe n’est pas libre (karim sarroub)
La légitimité du pouvoir politique puisé dans la religion au Moyen-Orient. Sa structure, ainsi que la subordination de l’écriture à des fins de prestige et d’exploitatio